En 2016, alors que le CR Belouizdad traversait une période difficile, Badou Zaki accepte de relever un défi de taille. Non seulement il parvient à maintenir le club en Ligue 1, mais il mène aussi les Rouge et Blanc à la conquête de la Coupe d’Algérie en 2017. Un sacre retentissant qui l’a hissé au rang de figure respectée dans tout le pays.
« Sportivement, j’ai atteint mes objectifs, mais ce que j’ai vécu en Algérie, c’est bien plus que du football », a-t-il confié avec émotion. Mais ce sont surtout ses mots sur le peuple algérien qui ont marqué les esprits : « C’est la plus belle expérience que j’ai vécue à l’étranger. Le peuple algérien m’a ouvert les bras avec sincérité et affection. »
Loin des clichés et des tensions médiatiques, Zaki affirme avoir découvert une réalité bien différente sur le terrain : « Maintenant que j’ai vécu en Algérie, que j’ai côtoyé les Algériens, personne ne peut m’influencer. Je sais qui ils sont. Je sais combien ils aiment le Maroc et combien ils sont respectueux. »
Avec franchise, il reconnaît s’être laissé tromper par certains discours avant son arrivée : « Les sites et les rumeurs m’avaient trompé. Mais j’ai vu par moi-même. Les Algériens m’ont traité comme l’un des leurs. Et j’ai vu aussi comment les Marocains reçoivent les Algériens au Maroc. Il faut vivre chez l’autre pour vraiment comprendre. »
Au-delà du football, le témoignage de Badou Zaki résonne comme une leçon de respect mutuel et de fraternité. Pour lui, le sport est une passerelle entre les peuples, un lien qui dépasse les frontières.
« Ce que j’ai vécu en Algérie restera à jamais gravé. C’était bien plus qu’un passage d’entraîneur. C’était une histoire humaine, une famille que j’ai trouvée. » Un message fort, empreint d’humilité et d’amour, qui mérite d’être salué.