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Équipe Algérie

Algérie Foot– L’équipe d’Algérie a livré un match amical riche en émotions mardi soir à Stockholm, face à la Suède. Battus 4-3, les Fennecs ont affiché deux visages radicalement opposés : apathiques en première période, ils ont failli créer l’exploit dans la dernière demi-heure. Pour Ali Fergani, légende du football algérien, cette prestation doit servir d’alerte. Dans un entretien exclusif accordé à Afrik-Foot, il analyse sans détour la performance de l’équipe et les choix de Vladimir Petkovic.

Ancien international aux 72 sélections et ex-sélectionneur à deux reprises, Fergani ne cache pas sa préoccupation. « Encaisser quatre buts en une heure, ce n’est pas brillant. À 4-0, j’ai eu peur qu’on reparte avec une véritable humiliation », confie-t-il. Face à une Suède privée de plusieurs cadres mais toujours solide, l’Algérie a semblé perdue, multipliant erreurs défensives et approximations. Une prestation « catastrophique », selon Fergani, qui insiste sur la nécessité de tirer des leçons rapides à quelques mois de la CAN 2025 au Maroc.

Pourtant, tout n’est pas à jeter. Grâce à des changements judicieux – avec les entrées de Bentaleb, Bounedjah et Benzia – les Fennecs ont retrouvé de l’allant offensif et ont inscrit trois buts en vingt minutes. « La réaction a été très bonne. Il y a eu plus de fraîcheur, plus de créativité », analyse Fergani. Il reconnaît toutefois que la baisse d’intensité suédoise en fin de match a contribué à cette remontée partielle.

Quant à Vladimir Petkovic, le sélectionneur de l’équipe d’Algérie en place depuis un peu plus d’un an, Ali Fergani se montre mesuré mais globalement satisfait. « Il a rempli son premier objectif : la qualification pour la CAN. Et pour les qualifications au Mondial, l’Algérie est en tête de son groupe. Il faut rester prudent, mais c’est encourageant. » Sur le choix de ne pas convoquer de nouveaux visages, Fergani comprend la stratégie de stabilité du coach, tout en soulignant qu’il faudra peut-être élargir le groupe en fonction de l’évolution des performances ou des blessures.

À sept mois de la CAN et avec encore quatre journées à disputer pour le Mondial 2026, l’Algérie semble sur la bonne voie. Mais comme le rappelle Ali Fergani, l’équipe ne peut se permettre des trous d’air comme celui vécu à Stockholm. « Ce genre de relâchement, en compétition officielle, ne pardonnera pas.

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