Dès la première mi-temps, la polémique s’est installée. Aymen Mahious, bien lancé dans la surface, a été grossièrement piétiné par un défenseur constantinois. Une faute flagrante, visible de tous, sauf de l’arbitre central et du VAR, restés de marbre. L’action a suscité la colère du banc kabyle et l’incompréhension générale des commentateurs. Quelques minutes plus tard, nouvelle controverse : sur un corner de la JSK, le défenseur du CSC détourne le ballon de la main, mais l’arbitre laisse le jeu se poursuivre. Un deuxième penalty non sifflé qui a fait bondir tout un stade.
La frustration a atteint son comble dans les dernières minutes. Alors que la JSK poussait pour égaliser, Bott, entré en fin de match, est percuté dans la surface par le gardien du CSC. Là encore, silence radio de l’arbitre. Pas de coup de sifflet, pas de consultation du VAR. Une triple injustice selon les Kabyles, qui voient dans ces décisions répétées une volonté manifeste de désavantager leur équipe.
« Aujourd’hui, c’est clair, l’arbitre est venu pour casser la JSK », a lâché un membre du staff, encore sous le choc après la rencontre. Selon lui, même la gestion du temps additionnel a été incohérente : onze minutes d’interruption en première période pour seulement cinq minutes ajoutées, puis à peine huit minutes en seconde malgré plusieurs arrêts de jeu et blessures.
Pour les supporters, cette situation est inacceptable. Beaucoup estiment que la JSK ne bénéficie d’aucune protection de la part des instances du football algérien, contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays africains. « Ailleurs, on soutient les clubs qui représentent le pays sur la scène continentale. Ici, on dirait qu’on fait tout pour les pénaliser », déplorent-ils.
À l’approche du choc face à Al Ahly en Ligue des champions africaine, cette controverse risque de laisser des traces. Si les joueurs et le staff affirment vouloir se concentrer sur la suite, le sentiment d’avoir été lésés restera dans les mémoires. Pour la JS Kabylie, cette défaite n’est pas seulement sportive — elle a le goût amer d’une injustice criante.