À ce jour, certains joueurs se sont clairement imposés. Aïssa Mandi et Ramy Bensebaïni restent des valeurs sûres, indéboulonnables par leur expérience et leur régularité. Zineddine Belaïd a également montré qu’il avait le niveau international, tandis que Samir Chergui a su donner satisfaction lors de ses apparitions. En revanche, la situation de Mohamed Amine Tougaï, rappelé en urgence pour la CAN 2025 au Maroc, semble plus incertaine pour l’avenir, laissant entrevoir au moins une place à prendre dans la hiérarchie défensive.
Si le nom d’Elyaz Zidane circule avec insistance en vue du prochain rassemblement de mars, un autre profil pourrait bien lui passer devant : Sohaïb Naïr. Âgé de 23 ans, le défenseur central de l’EA Guingamp avait déjà tapé dans l’œil de Petkovic, qui l’avait convoqué à deux reprises sans toutefois pouvoir le tester en match officiel. Prévu initialement pour les rencontres amicales de juin face au Rwanda et à la Suède, Naïr avait dû déclarer forfait, diminué physiquement.
La suite a confirmé la gravité de son état, avec une blessure aux ligaments de la cheville nécessitant une opération chirurgicale en juillet. Cette longue indisponibilité l’a logiquement privé de la CAN 2025, d’autant plus qu’il n’avait pas encore retrouvé le rythme de la compétition au moment du dernier regroupement des Verts.
Depuis le 15 novembre, Naïr a retrouvé les terrains et enchaîne les prestations convaincantes en Ligue 2, avec neuf titularisations consécutives. À l’aube du nouveau cycle menant à la Coupe du monde 2026, son vécu en football senior semble constituer un atout majeur face à Elyaz Zidane, encore cantonné à l’équipe réserve du Real Betis. Dès lors, une convocation dès mars apparaît comme une option crédible pour Petkovic, désireux de renforcer durablement son axe défensif.