Derrière cette décision forte, des coulisses délicates ont progressivement été révélées. Après le match face au Burkina Faso, le sélectionneur Vladimir Petkovic aurait demandé à Benbot de se tenir prêt pour débuter la rencontre suivante contre la Guinée équatoriale. Considéré alors comme le deuxième gardien, et auteur d’une prestation solide lors du match amical contre le Zimbabwe en novembre, Benbot s’est préparé mentalement et sportivement pour assumer ce rôle. Il s’est même présenté en zone mixte, affichant sérénité et détermination.
Cependant, lors de la dernière séance d’entraînement, un échange tendu est survenu. Benbot aurait élevé la voix envers un défenseur, un fait banal dans le football, surtout entre un gardien et sa défense. La situation aurait toutefois dégénéré lorsque le joueur concerné, proche d’Anthony Mandrea, aurait répondu vivement. Benbot, lui, aurait préféré ne pas entrer dans la polémique.
Dans la soirée, le portier apprend qu’il ne sera finalement pas titulaire. Déçu mais digne, il aurait envisagé de quitter le groupe sans créer de scandale, avant d’être convaincu par un membre du staff de patienter, avec la promesse d’une ultime tentative pour convaincre Petkovic. Le jour du match, la surprise est totale : Mandrea est titularisé, Benbot restant sur le banc. Le but encaissé de loin par le titulaire, premier du tournoi pour l’Algérie, laissera un goût amer.
De retour au pays, Benbot prend alors une décision lourde mais assumée : se retirer définitivement de la sélection. Il l’annoncera sobrement via un message, sans passer par les médias. Pourtant, il aurait pu rester, accepter un rôle secondaire et même viser une participation à la Coupe du monde 2026. Mais fidèle à ses principes, Oussama Benbot a préféré sacrifier le rêve mondial pour préserver ce qu’il estime le plus : sa dignité et son honneur.