Face aux nombreuses polémiques ayant entouré l’événement – organisation, hébergement, billetterie, sécurité et arbitrage – Abdoulaye Fall a tenu à mettre les choses au clair. Selon lui, le Maroc n’avait jamais envisagé qu’une autre nation puisse lui barrer la route du sacre continental. « Le Maroc ne pensait jamais qu’une autre équipe pouvait l’empêcher d’être champion. Il n’y a pas un pays qui s’est opposé au Maroc comme le Sénégal l’a fait », a-t-il affirmé.
Le président de la FSF a d’abord évoqué le dossier sensible de l’hébergement. Insatisfait de l’hôtel proposé par la CAF, situé en plein centre-ville de Rabat, le Sénégal avait exigé un changement. « Une équipe du niveau du Sénégal ne pouvait pas loger dans ces conditions », a-t-il martelé, rappelant que la fédération n’avait été informée du lieu qu’après la qualification en finale.
Autre point de friction majeur : le camp d’entraînement. Le Sénégal a catégoriquement refusé de s’entraîner au complexe Mohammed VI, centre ultramoderne de la sélection marocaine. « Si tu t’entraînes là-bas, tu es totalement à découvert : ton équipe est exposée », a expliqué Abdoulaye Fall, dénonçant un manque flagrant de neutralité. Devant l’inaction de la CAF, c’est finalement Faouzi Lekjaa, président de la FRMF, qui est intervenu pour désamorcer la crise.
Le dirigeant sénégalais a également pointé de graves manquements en matière de sécurité et de billetterie, révélant que seulement trois billets avaient été attribués à toute la délégation sénégalaise. Là encore, une intervention directe de Lekjaa aurait permis de trouver une solution de dernière minute.
Mais c’est sur l’arbitrage que la tension a atteint son paroxysme. Abdoulaye Fall estime que la désignation tardive de l’arbitre n’était pas anodine. « Ils tiennent tout en main et décident de tout », a-t-il lâché, établissant un lien direct entre l’influence marocaine et certaines décisions de la CAF. Des propos lourds de sens, rapportés par Foot Mercato, qui risquent de prolonger encore longtemps la polémique autour de cette CAN 2025 déjà historique… mais pas seulement pour le football.