entraineur français équipe d'Algérie Aït Ahmed
entraineur équipe d'Algérie

Algérie Foot– C’est une scène aussi surprenante que révélatrice du climat souvent électrique qui règne dans certains clubs algériens. L’USM Annaba, pensionnaire du championnat de Ligue 2 (groupe Centre-Est), a pris une décision radicale : se séparer de son entraîneur Rachid Terraï après… un seul match sur le banc. Et le motif ? Un simple match nul (0-0) face à la lanterne rouge, le HB Chelghoum Laïd.

À première vue, la décision semble excessive, voire incompréhensible. Pourtant, selon plusieurs sources proches du club, la direction annabi n’a pas digéré le résultat et a estimé que l’équipe avait montré un visage « sans âme » lors de cette rencontre pourtant largement à sa portée. Le HB Chelghoum Laïd, dernier du classement et en grande difficulté depuis le début de saison, n’avait jusque-là obtenu aucun point significatif. Le nul concédé par l’USM Annaba a donc été perçu comme une véritable contre-performance.

Arrivé récemment à la tête du club, Rachid Terraï n’aura pas eu le temps d’imprimer sa marque ni de bâtir une dynamique. En interne, certains observateurs affirment que le coach a aussi souffert d’un manque de soutien de la direction, mais surtout d’un environnement impatient, où chaque résultat est jugé comme décisif. Une situation d’autant plus ironique que Terraï n’avait eu qu’une semaine pour préparer son premier match officiel avec son nouveau groupe.

« Le club avait besoin d’un électrochoc », aurait confié un proche de la direction pour justifier ce limogeage express. Mais pour de nombreux supporters, cette décision est avant tout symptomatique d’une gestion à court terme, sans vision claire. « Comment construire un projet sérieux si on vire un entraîneur après 90 minutes ? », s’interroge un fan sur les réseaux sociaux, outré par la tournure des événements.

L’USM Annaba, qui nourrit pourtant des ambitions de montée, semble aujourd’hui plus que jamais dans la tourmente. Le club devra rapidement trouver un nouveau technicien capable de redonner confiance à un effectif démobilisé. En attendant, l’équipe sera dirigée provisoirement par l’adjoint en place, le temps que la direction arrête un choix définitif.

Ce départ précipité de Rachid Terraï, après un simple match nul, illustre à quel point la pression est forte sur les entraîneurs en Algérie, même dans les divisions inférieures. Un rappel brutal qu’ici, la patience n’est décidément pas la première vertu des dirigeants.

 

 

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