Algérie – France : le dossier Mehdi Merghem continue d’alimenter l’actualité de la JS Kabylie et illustre, une fois encore, la complexité des transferts lorsque les intérêts juridiques se heurtent aux réalités sportives. Arrivé avec de grandes attentes, le milieu offensif algérien a d’abord tenté de mettre fin à son engagement avec le club kabyle en invoquant une clause liée à des salaires impayés, une procédure qui, dans certains cas, peut ouvrir la voie à une rupture unilatérale. Mais cette initiative, aussi spectaculaire soit-elle, n’a finalement pas abouti à une séparation immédiate, laissant le joueur dans une zone grise contractuelle particulièrement délicate.
Dans le même temps, Merghem a officiellement été annoncé par le SC Bastia, formation de Ligue 2 française, dans le cadre d’un contrat de six mois assorti d’une option de prolongation. Toutefois, cette opération s’est rapidement retrouvée bloquée sur le plan administratif. En l’absence d’accord formel entre la JSK et le club corse, le transfert n’a pas pu être validé via le système TMS de la FIFA, condition indispensable pour enregistrer le mouvement. Sans Certificat International de Transfert (CIT), le joueur ne peut être qualifié, ce qui transforme cette signature en simple annonce sans effet immédiat sur le terrain.
Consciente de cette impasse, la partie Merghem a fini par revoir sa stratégie et privilégie désormais une solution plus pragmatique : la négociation directe entre la JS Kabylie et le SC Bastia afin de trouver une issue conforme aux règles. La direction kabyle, de son côté, maintient une ligne claire en rappelant que le joueur demeure contractuellement lié au club tant qu’aucune résiliation n’a été officiellement actée. Dans ce contexte, la JSK espère surtout limiter les dégâts financiers, en récupérant au minimum une partie de l’investissement consenti lors de son recrutement, estimé à environ quatre milliards de centimes. Un dossier explosif, où chaque décision pèsera lourd sur l’image et la crédibilité des différentes parties.