C’est dans ce climat que le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a choisi de sortir de sa réserve pour exprimer ouvertement sa position sur ce dossier. Le responsable politique n’a pas hésité à pointer du doigt la gestion de cette situation et à évoquer directement le rôle du Maroc dans l’incertitude actuelle. Dans une déclaration particulièrement directe, il a affirmé que son pays était prêt à prendre le relais si nécessaire afin d’éviter que la compétition ne se retrouve dans une impasse organisationnelle. « Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN féminine après une CAN réussie, qu’il le fasse. S’il ne l’est pas, nous voulons lui dire que nous avons des stades et que nous ne sommes pas un pays moins bien doté en infrastructures. Nous ne nous laisserons jamais prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous », a-t-il déclaré, affichant clairement la volonté de l’Afrique du Sud de se positionner comme une alternative crédible. Ces propos traduisent l’agacement croissant d’une partie des acteurs du football africain face à l’absence de communication claire de la CAF sur l’avenir du tournoi.
Le ton du ministre sud-africain s’est encore durci lorsqu’il a évoqué le contexte entourant la dernière Coupe d’Afrique des nations masculine. Selon lui, certaines décisions ou hésitations pourraient être liées aux événements survenus lors de la dernière édition du tournoi. « Le monde doit-il souffrir parce que le Sénégal a gagné la CAN masculine ? Si le Sénégal n’avait pas remporté la finale, serions-nous encore dans cette incertitude ? », s’est-il interrogé, laissant entendre que les conséquences sportives de cette finale pourraient avoir indirectement influencé les discussions actuelles autour de la CAN féminine. Dans la foulée, Gayton McKenzie a conclu son intervention en réaffirmant la disponibilité immédiate de son pays pour accueillir la compétition si la situation devait rester bloquée. « Nous n’attendons personne. Si le Maroc ne veut pas accueillir la compétition, l’Afrique du Sud est prête », a-t-il martelé. Dans l’attente d’une prise de parole officielle de la CAF, ce dossier continue donc de cristalliser les tensions, révélant les rivalités et les enjeux politiques qui entourent parfois l’organisation des grandes compétitions continentales.

























