Petkovic
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Déçu mais lucide après l’élimination de l’Algérie, coachée par Petkovic en quart de finale de la CAN 2025 face au Nigeria, Baghdad Bounedjah n’a pas caché sa frustration. L’attaquant des Verts, très critique sur certains choix tactiques du sélectionneur et sur la supériorité physique de l’adversaire, a également pointé du doigt des erreurs de placement et un arbitrage qu’il juge « catastrophique ». Tout en assumant ses responsabilités, il a tenu à adresser un message au public algérien.

À propos de l’élimination, Bounedjah a expliqué : « La première chose, c’est de demander pardon à notre public. Ils ont été à nos côtés depuis le début du tournoi et on aurait vraiment voulu les rendre heureux. Le Nigeria n’est pas forcément supérieur sur le papier, mais sur ce match, il l’a été. Ils étaient plus forts physiquement, ils ont eu plusieurs occasions en première période et ils auraient pu marquer. Nous, on a eu une opportunité en seconde période. Si on avait terminé la première mi-temps à 0-0, on aurait peut-être pu conclure autrement. Mais ils ont gagné tous les duels, aériens comme physiques, et dans ce genre de match, ça fait la différence. »

Le joueur est revenu sur les possibilités de réaction en seconde période : « En seconde période, oui, on pouvait changer certaines choses, mais cela n’a pas eu lieu. Malgré tout, il faut féliciter l’adversaire. »

Interrogé sur son énervement juste avant d’entrer sur le terrain, Bounedjah a confié : « Oui, parce que je voulais jouer. Comme vous l’avez vu en première période, on a évolué sans véritable avant-centre. Que voulez-vous que je vous dise ? Le coach (Petkovic) fait ses choix et on les respecte. Mais tant qu’ils ne nous avaient pas marqué en première mi-temps, on pouvait encore tenter quelque chose en seconde, apporter plus de force devant. Finalement, l’adversaire a exploité sa première vraie occasion pour nous punir. »

L’attaquant n’a pas caché son désarroi face à l’arbitrage : « C’était catastrophique. Le penalty est flagrant, on l’a tous vu. Dans n’importe quel championnat, une faute comme celle-là se siffle. Qu’il soit arbitre professionnel ou non, un tel penalty doit être accordé. »

Et sur l’impact de ce penalty sur le match : « Oui, bien sûr. Un penalty marqué en première mi-temps, ça change tout. Tu joues la suite du match plus sereinement. Mais je ne sais pas où était la VAR sur cette action. »

Bounedjah a également reconnu la supériorité du Nigeria sur le plan collectif : « Exactement. Eux, ils étaient dans leur match, pas nous. Ils ont joué sur nos fautes et sur nos erreurs de placement. Honnêtement, garder notre cage inviolée en première mi-temps relevait presque du miracle, car ils pouvaient marquer un ou deux buts. On a essayé de discuter entre nous pour changer quelque chose, mais ça n’a pas fonctionné. »

À travers ces propos, Baghdad Bounedjah a démontré son engagement et sa lucidité. Si la défaite est amère, elle souligne également sa volonté de contribuer davantage et son attachement au succès des Verts, même dans les moments les plus difficiles.