Jeux Olympiques 2024 – L’hymne national algérien « Qassaman » a résonné avec une intensité particulière à Paris, la capitale de la France, lors d’un rassemblement des supporters africains pour les Jeux Olympiques de 2024.
Ce moment marquant a été amplifié par la présence enthousiaste de la communauté algérienne en France, qui a répondu avec une ferveur palpable.
شاهدوا .. نشيد قسماً يدوي بقوة في العاصمة الفرنسية باريس بالمحطة الافريقية لمشجعي الأولمبياد .. وتفاعل رهيب من الجالية 💪❤🇩🇿🇩🇿 pic.twitter.com/afmowaFp3a
« Qassaman », signifiant « Nous jurons », est un hymne symbolique pour l’Algérie. Composé par le poète nationaliste Moufdi Zakaria, il a été écrit en 1955 dans des circonstances dramatiques. Zakaria, alors emprisonné à la prison de Barberousse, aurait rédigé les paroles avec son propre sang sur les murs de sa cellule. Ce geste symbolisait la détermination et le sacrifice des Algériens durant la guerre de libération nationale. Le texte de « Qassaman » est une déclaration de fidélité et de détermination à l’égard de la nation algérienne.
L’hymne a été officiellement adopté en 1963, peu après l’indépendance du pays. Composé de cinq couplets, il évoque la lutte pour la liberté et la justice, et fait même mention explicite de la France dans le troisième couplet, un fait unique parmi les hymnes nationaux. Dans les années 1980, sous la présidence de Chadli Bendjedid, des tentatives ont été faites pour retirer ce couplet, considérant qu’il était inapproprié de nommer un autre pays. Cependant, cette modification n’a pas été officiellement mise en œuvre, et « Qassaman » reste un symbole puissant de l’identité et de l’histoire de l’Algérie.
La récitation de « Qassaman » à Paris a donc non seulement rappelé l’importance de l’hymne pour les Algériens, mais a également mis en lumière la forte diaspora algérienne en France, qui continue de porter les valeurs et l’histoire de son pays d’origine.